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lundi, 29 septembre 2008

CCU – Communiqué de presse - signé D Ballini pour Uzès Citoyenne

Interroger directement les populations pour tout changement en matière d’intercommunalité : un acte premier de démocratie qui devrait s’imposer à tous les élus municipaux concernés
Un débat est en cours sur la place d’Uzès dans la CCU de l’Uzège ou dans l’agglomération de Nîmes. Un autre concerne l’éventuel élargissement de l’actuelle CCU de l’Uzège sur le territoire du pays avec les CCU du Grand-Lussan et du Pont-du-Gard et les communes « isolées » du canton de Saint-Chaptes, soit 51 communes.
Les uns attendent une position du Maire d’Uzès sur le sujet comme s’il était de son pouvoir d’en décider seul ! D’autres supputent déjà sur les avantages de telle ou telle solution avec la perspective de postes de Président ou de vice-présidents. Il est vrai que ces élections au deuxième degré (les membres des conseils communautaires sont un sous-ensemble des élus des communes concernées élus parmi eux !) qui éloignent la démocratie des habitants eux-mêmes permettent plus facilement des accords et des conciliabules non publics pour l’attribution de ces postes.
La mise en place de ce type de structures supra-municipales est le résultat de deux facteurs principaux :
• le particularisme français en nombre de collectivités territoriales (40% de l’ensemble des 27 pays de l’Union Européenne) qui sont la prolongation de la révolution française et de ses avancées démocratiques et la volonté d’harmoniser avec les autres pays au risque d’éloigner les élus des citoyens avec la perte correspondante en matière de citoyenneté ;
• la régionalisation qui a transféré de nombreuses nouvelles responsabilités aux collectivités territoriales sans que les moyens correspondants n’aient suivis en conséquence de la part du budget de l’État, obligeant à une technicité de traitement des dossiers qui n’est pas financièrement accessible à de nombreuses communes.
Pourtant, si ces communautés de communes ou agglomérations ont de plus en plus de pouvoirs et de moyens, pratiquement aucun des élus municipaux des 51 communes du Pays « Uzège Pont-du-Gard » ne se sont engagés dans leurs programmes municipaux :
• quant aux fonctionnements actuels des CCU existantes et aux accords pour y désigner Présidents et vice-Présidents ;
• sur les élargissements potentiels de ces CCU ou sur l’intégration à l’agglomération de Nîmes.
La première des démarches démocratiques serait donc aujourd’hui d’informer leurs populations et de les interroger par référendum pour que les citoyens puissent être les acteurs de ces évolutions plutôt que de subir des décisions de la part d’élus qui n’ont reçu aucun mandat électoral pour ces évolutions des intercommunalités.
Combien de maires et d’élus municipaux y sont prêts ? Combien oseront dirent que la décision peut se passer de cette expression populaire ?

Commentaires

Simple remarque de forme : CCU = Communauté de Communes de l'Uzège. Les communautés de communes, de l'Uzège, du Grand Lussan, du Pont du Gard ou autre sont donc des CC.

Le fond est intéressant et l'analyse est assez juste, mais à l'heure actuelle plutot que de s'agiter comme le font Fournier et Chapon, il vaudrait mieux attendre la réforme de 2009 qui devrait voir se renforcer l'intercommunalité.

Notre nouveau Sénateur-Maire de Nîmes n'a pas encore acquis la sagesse de la haute assemblée, et je trouve dommage qu'il veuille condamner les "petites" communauté de communes.

Il nous fait part là d'une vision Jacobine des territoire, après le centralisme parisien il faudrait passer au centralisme départemental, voir régional.

Pourtant les leçons du passé sont là en France, on sait ce que donne le centralisme avec une capitale hypertrophiée. Les Communauté de Communes, quand elles n'ont rien à voir avec la ville centre comme Uzès (culturellement, géographiquement, même historiquement si on enlève l'aqueduc romain) doivent être des pôles d'équilibre du territoire et doivent ainsi participer à son développement harmonieux et équilibré plutôt que de servir toujours et inlassablement la même ville.

N'en déplaise à Fournier, Nîmes n'a pas l'envergure de Lyon, Lille, Strasbourg ou Bordeaux pour pouvoir attirer légitimement des communes qui se trouvent à 30km d'elle. Elle n'en a pas la force économique, elle n'en a pas la force culturelle, elle n'en a pas la force politiquement, elle n'en a pas la force financièrement.

Ecrit par : Jeremy | mercredi, 01 octobre 2008

Des coquelets qui se disputent pour un CHAPON, les habitants du village qui sont pris pour des dindons se font pigeonner, la basse-cour porte bien son nom, ça ne vole pas haut.

Ecrit par : Eric DOULCIER | mercredi, 01 octobre 2008

Mr Doulcier défend ici la position de quelqu'un qui ne trouve aucun intérêt à la défense et au développement équilibré de l'Uzège, et qui pense sans conséquence un rattachement à l'agglo nîmoise.

En quoi les habitants des villages se font ils pigeonner ? Il me semble en l'occurrence que ce sont plutôt les habitants d'Uzès qui se sont fait pigeonner par leur Maire !

Ecrit par : Jeremy | mercredi, 01 octobre 2008

tant que le maire d'Uzès a été le président de la CCU jamais le problème de l'adhésion à l'agglo de Nîmes n'a été évoquée ni envisagée - lors de sa réélection triomphante à la mairie d'Uzès non plus que je sache !
un revers politique risque de tout faire basculer et nous Uzégeois(e)s d'en subir les conséquences et c'est là où ça vole bas !
- il y a encore quelques gardes-fou mais nous devons nous mobiliser - faire voir que nous ne sommes pas décidés à nous faire plumer comme des poulets (tiens ils manquaient à la basse cour !) attendre une réforme en 2009 oui s'il n'est pas trop tard pour nous
- bien qu'il y ait eu une nouvelle population importante venue des villes (justement pour les fuir et trouver notre campagne) nous sommes des ruraux fiers et heureux de l'être ! oui nous voulons que notre avis nous soit demandé sur notre devenir - sur l'élargissement vers d'autres communes rurales après avoir pris l'avis des communes concernées - oui nous sommes des citoyens qui voulons nous prononcer sur notre devenir (bien que nos choix n'aient pas toujours été judicieux !) - tant de droits nous ont été confisqués légalement par délégations ou mode de représentation biscornus - Jérémy a raison ! ce ne sont pas les villages mais nous les Uzétiens qui sommes cocus !

Ecrit par : Grain de sel ? | mercredi, 01 octobre 2008

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